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Un Burkinabé à Saint-François-Notre-Dame

 Rédaction SFND   13 février 2020  dans Saint-François Notre-Dame

Un Burkinabe à Saint-François-Notre-Dame

Montandi Namoano, jeune homme originaire du Burkina Faso, effectue actuellement un service civique à Saint-François-Notre-Dame et c’est avec beaucoup de plaisir que les élèves de terminale bilingue l’ont accueilli pour qu’il nous présente son pays et plus particulièrement les pratiques linguistiques en usage dans ce territoire qui représente environ un tiers de la France pour une population de 20 millions d’habitants.
Ainsi, nous dit-il, si le français est la langue des institutions, de l’administration et des services publics, ce sont essentiellement les langues autochtones que l’on utilise le plus souvent dans la vie quotidienne, en situation informelle, entre amis. Une situation sociolinguistique qui n’est pas sans rappeler celle de la Bretagne du milieu du XXe siècle où de jeunes Bretons arrivaient à l’école sans connaître le moindre mot de français, ne s’exprimant qu’en breton. Ainsi Montandi nous a dit n’avoir appris le français qu’à l’âge de sept ans en arrivant à l’école, la langue officielle cohabitant avec les langues vernaculaires du pays dans une situation de diglossie tranquille selon l’étude de Charles Ferguson, chaque langue ayant son terrain d’expansion. Des langues, comme le peul, le gourmantché ou le moré, que valorise et reconnaît d’ailleurs l’état en les plaçant en co-officialité avec le français. Il y aurait peut-être là matière à inspirer notre bonne vieille république de tradition jacobine…