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Vernissage exposition « Déluge » – Peintures de François-Marie GRIOT

 Rédaction SFND   27 septembre 2018  dans Saint-François Notre-Dame

Ce qui surprend quand on découvre le travail de François-Marie GRIOT, c’est cette explosion de couleurs et ce tourbillon presque vertigineux qui animent ses toiles. J’emploie le terme « explosion » à dessein car il y a quelque chose du « big bang » dans la peinture de cet artiste.

Et ce n’est pas étonnant car son travail pictural est aussi une méditation métaphysique sur les grandes questions que se pose l’Homme depuis toujours : mystère des origines du monde, de l’existence du bien et du mal, du hasard ou de la prédestination…

François-Marie explore les réponses que les hommes, depuis la plus lointaine antiquité, ont tenté d’apporter à ces questions. C’est pour cela qu’il visite inlassablement les mythes anciens : avec cette exposition il s’agit du mythe du déluge, présent dans l’Ancien Testament mais aussi dans des textes mésopotamiens encore plus anciens. François-Marie a lu et relu ces textes avant d’en proposer son interprétation sur la toile et ce travail lui a pris trois ans.

Mais la Bible n’a pas été, loin s’en faut, son unique terrain d’exploration. Son inépuisable désir de comprendre les énigmes de l’univers et de l’âme humaine l’ont aussi amené, par le passé, à s’intéresser aux mythologies minoenne, grecque, égyptienne, hindoue, celtique, inca, océanienne… j’en passe.

Le travail de François-Marie Griot peut sembler paradoxal : ses toiles reflètent parfois une inquiétude, voire une angoisse face aux grands mystères et aussi face à certaines noirceurs de la nature humaine mais, étrangement, ses toiles ont aussi un caractère rassurant puisqu’elles mettent en évidence la permanence, à travers les millénaires, des grands mythes qui constituent les bases, le socle de toute culture et de toute civilisation.

Natif de Rennes, François-Marie a vécu, pendant une vingtaine d’années, en Cornouaille, du côté de Quimper puis de Scaer, avant de se fixer dans notre Léon. L’arche de Noë s’était échouée au sommet du mont Ararat, celle de François-Marie s’est posée au sommet d’une autre butte : la colline de Tréflez. C’est donc en voisin qu’il nous rend visite, ici, à Lesneven. Mais son talent d’artiste est reconnu bien au-delà des frontières léonardes : cette exposition « déluge », présentée à Saint-François en avant-première, partira ensuite pour l’Allemagne. Par le passé, des oeuvres de FM ont aussi été admirées en Chine et aux USA.

Les oeuvres présentées ici vont à l’essentiel, au primordial, au fondamental et nous invitent à ne pas nous satisfaire de la superficialité que nous propose trop souvent notre monde moderne. Nul doute, donc, que cette exposition contribuera largement au prestige culturel de notre établissement, ce dont nous remercions François-Marie Griot.

Claude Le Menn